Campagne pour contrer la téléviolence
Bonjour,
Vous trouverez ci dessous et ci-joint le communiqué affiché sur le site de la CSDM. On fait le bilan de la "Campagne pour contrer la téléviolence".
La protection des enfants contre les utilisateurs des ondes publiques est aussi légitime que celle prodiguée par les brigadiers scolaires qui accompagnent les enfants en marche vers l'école. Chaque jour, de gros camions s'arrêtent pour laisser de fragiles piétons traverser la rue. Lorsque le feu de circulation ne suffit pas, on engage un brigadier. Aujourd'hui, plus personne ne hurle après la personne qui brandit le petit carton rouge. Tôt ou tard, les puissants télédiffuseurs cesseront d'emprunter les ondes publiques pour abuser des enfants en utilisant la violence comme ingrédient de marketing. Interdire ces abus serait une marque de civilisation. Il a fallu une réglementation sérieuse pour obtenir des resraurants sans fumée et obliger au port de la ceinture de sécurité dans les autos. L'autoréglementation n'a pas suffi.
Invoquant leur "droit" de s'exprimer, une poignée d'abuseurs publics ont, depuis plus de 25 ans, augmenté les doses de téléviolence imposées aux enfants. La téléviolence n'a rien à voir avec la liberté d'expression, c'est d'abord et avant tout une forme d'abus contre les enfants.
Une diffusion large est souhaitée.
Merci de votre attention.
Jacques Brodeur, consultant,
Des représentants du monde de l’éducation et de la santé du Québec
déposent une pétition au gouvernement fédéral pour
qu’il réglemente la violence à la télévision.
Ottawa, le 29 septembre 2003 – Aujourd’hui,
au nom de plusieurs partenaires du monde de l’éducation, de la santé, des
services sociaux et des municipalités du Québec, la Fédération des commissions
scolaires du Québec, la Commission scolaire de Montréal et l’Ordre des
psychologues du Québec ont remis à la représentante du gouvernement fédéral des
résolutions et pétitions réclamant une réglementation sur la violence à la
télévision.
Rappelons que depuis
le début de l’année, diverses organisations du monde de l’éducation et de la
santé ont entrepris une démarche de sensibilisation pour réclamer une
réglementation sur la violence à la télévision, de façon à faire bannir les
émissions à caractère violent destinées aux enfants et à faire reporter après
22 heures les émissions et les films de grande violence.
La Fédération des
commissions scolaires du Québec qui représente 61 commissions scolaires a
déposé à la Ministre du patrimoine, Mme Sheila Copps, 288 résolutions de
commissions scolaires, de conseils municipaux, de comités de parents, de
conseils d’établissement scolaire et de groupes sociaux. De plus, des pétitions
ont été signées dans plusieurs milieux ajoutant encore plus de poids politique
à la mobilisation importante des forces vives de la société québécoise pour
contrer la téléviolence. La Commission scolaire de Montréal a ainsi remis
quelque 57 798 signatures à la ministre, dont plus de 50 % provenant de parents
d’enfants du niveau primaire.
Soulignons que, déjà
en 1989 avec Pacijou puis en 1993 avec Virginie Larivière, des campagnes avaient
mobilisé des centaines de milliers de personnes pour revendiquer une
intervention des pouvoirs publics. En 1993, le premier ministre Brian Mulroney
avait sommé les télédiffuseurs de se doter d’un code d’autoréglementation, code
qui fut « mis en pratique » à partir de 1994. Or, depuis ce temps, la
violence s’est accrue de 432 % sur les réseaux privés québécois et différentes
recherches ont continué de souligner les effets néfastes de la téléviolence sur
le comportement des jeunes. Par ailleurs,
lors d’un sondage mené en 1999, la population se disait favorable à
l’élimination de la violence dans les émissions pour enfants (82 %), et
appuyait l’idée d’interdire les films violents avant 22 heures (85 %).
La campagne 2003
contre la téléviolence a pris naissance à la suite de l’adoption d’une
résolution de la Fédération de la commission scolaire du Québec le 7 décembre
2002. Outre la signature de la pétition et l’adoption de résolutions, un
dépliant a été produit et distribué et, surtout, des activités pédagogiques ont
été organisées dans les classes. Selon les organismes préoccupés par la santé
mentale, l’augmentation de la violence chez les jeunes est bien réelle, et la
téléviolence y contribue de façon majeure. Les risques qu’elle fait courir à un
nombre grandissant d’enfants ont des répercussions sur le sentiment de sécurité
de l’ensemble de la société. En occupant leur imaginaire et en accaparant leurs
temps libres, la téléviolence exerce une influence importante sur le
comportement des enfants.
Les initiateurs de la
campagne sont la Commission scolaire de Montréal, la Fédération des commissions
scolaires du Québec, la Fédération des comités de parents du Québec et la
Centrale des syndicats du Québec. Les organismes du monde de la santé qui se
sont engagés dès le départ comprennent la Direction de la santé publique de
Montréal-Centre, le Collège des médecins du Québec, l‘Ordre des psychologues du
Québec, l’Association des médecins psychiatres du Québec, l’Association des
pédiatres du Québec et le Comité des affaires sociales de l’Assemblée des
évêques. Au nombre des appuis, mentionnons également les Clubs Optimistes,
l’AFEAS (l’association de femmes impliquées en éducation et action sociale),
l’Assemblée des évêques, les Cercles de Fermières et les Chevaliers de Colomb.
À l’instar des
nombreuses organisations qui ont supporté cette campagne, le monde de
l’éducation et de la santé qui représente les enfants du Québec demande donc au
gouvernement de réglementer de façon permanente la diffusion d’émissions à caractère
violent de sorte que les enfants ne puissent plus y être exposés aux heures où
ils regardent la télévision. En outre, la pétition est remise aux décideurs
politiques pour qu’ils interviennent auprès du CRTC face au non respect de la
promesse des télédiffuseurs en 1994 de s’autoréglementer.
Source : Denis
Pouliot
Directeur des
communications et des affaires publiques
Fédération des
commissions scolaires du Québec (FCSQ)
Claudette Lechasseur
Responsable des relations de presse
Commission scolaire de Montréal
(CSDM)
Information : Claudette
Lechasseur
(514) 596-6118, poste 6117